Voilà plusieurs mois que de nombreuses associations telles que le MNQ (Mouvement national des Québécois et des Québécoises) ou le PointQuébec militent auprès de l’ICANN pour que la Québec obtienne sa propre extension générique de premier niveau, un .QUEBEC.
Rappelons que le Québec est une petite province francophone située à l’est du Canada, dont la langue officielle est le français. Son extension actuelle, le .QC.CA, n’est qu’une sous-extension crée par le registre canadien (le CIRA) afin de permettre aux provinces du pays d’avoir leur petite indépendance dans le monde de l’Internet. Pourtant, cela ne suffit pas. Comme le souligne le député Daniel Turp, auteur d’une pétition en ligne pour l’obtention d’un .QUEBEC : « Le précédent de la Catalogne m'incite à croire que les Québécois peuvent aussi réussir à obtenir leur identité propre et une présence visible sur la toile. » Ainsi, les québécois rêvent de suivre l’exemple des catalans (.CAT), ou encore de la Martinique (.MQ), de la Guyane (.GF) etc., des régions qui après s’être battues, possèdent désormais leur propre extension.
Il faut dire qu’il ne s’agit pas là d’un simple caprice, car les québécois auraient beaucoup à y gagner, à différents niveaux, avec un .QUEBEC.
D’abord, il faut savoir que leur extension actuelle ne leur appartient pas vraiment, puisque pour enregistrer un .QC.CA, il faut d’abord enregistrer l’équivalent en .CA, et donc, obligatoirement passer par l’extension canadienne. Plutôt compliqué…
Un .QUEBEC faciliterait également la tâche aux internautes en démarquant d’entrée les sites canadiens des sites québécois, un avantage de taille quand on sait qu’il s’agit de deux langues et de deux cultures différentes.
Une telle extension permettrait tout autant d’éviter l’amalgame entre entreprises françaises et québécoises dans les moteurs de recherches, car les sites québécois seraient immédiatement localisés. Une pertinence, une efficacité et un gain de temps qui ne seraient que bénéfiques pour les sociétés de cette province.
Les 38ème rencontres de l’ICANN qui se déroulent actuellement à Bruxelles jusqu’au 25 juin, représentent l’occasion idéale pour le Québec de faire valoir leur projet. D’après les règles imposées par l’ICANN, pour avoir une chance d’obtenir son extension, « le candidat doit impérativement démontrer qu’il dispose d’une méthodologie solide (…). Il faut notamment justifier de perspectives économiques certaines comme de la maîtrise d’un budget propre garantissant l’assurance et la continuité d’un service de registre complet, fiable et conforme aux règles de l’art de l’Internet mondial ».
Au Québec, donc, de se montrer convaincants…
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